Les traces des polonais dans la région nantaise
Le départ et l’arrivée des Polonais de la Pologne en France
De 1919 à 1920, les trains se forment à Varsovie, puis à Poznan de 1921 à 1922.
En 1923, Myslowice (près de Katowice en Silésie) devient le haut lieu de départ pour la France pendant une quinzaine d’années. La puissante Société Générale d’Immigration (SIG), organisme privé au service du patronat, gèrera les départs.
Des bureaux d’embauche gérés par des représentants d’employeurs français éliminent les personnes malades, les femmes enceintes, la préférence va à la force physique et aux mains calleuses.
C’est le 3 mai 1923 que sont arrivés les premiers Polonais à Couëron. Ils sont partis de Pozan et de Varsovie en train jusqu’à Toul ou de Gdynia en bateau jusqu’au Havre.
En 1931, la répartition des 252 000 Polonais détenant un travail en France se présente comme suit :
37% sont employés dans les mines (régions Nord-Pas-de-Calais, Lorraine et Centre en majorité),
18% dans l’agriculture (principalement dans l’Aisne, la Somme et l’Oise),
17% dans la métallurgie, et donc 28% dans des secteurs variés (bâtiment, textile, etc.).
Les bassins miniers dans le Pas-de-Calais regroupent 1/3 des Polonais présents en France à cette époque. L’Ouest de la France draine également un bon nombre de ces travailleurs qui viennent participer au développement des industries de la région.
Source : Gazet Beskid (site Internet)