Les traces de la Pologne

Les traces de la Pologne sont toujours présente avec les noms des familles qui habitent à Couëron, les noms des rues où encore des témoignages sur des personnages qui ont marqué la vie locale.

Le « ski », un sport patronymique.

« Vous êtes d’origine polonaise, mais c’est bizarre, votre nom ne se termine pas en ski ». « Mon nom, mais non, ne se termine pas en ski, pourtant... ». Il y en a beaucoup, c’est vrai, mais derrière les dizaines et dizaines de paires de ski se glis-sent des patronymes qui ont encore, ou ont eu, droit de cité dans la Basse-Loire : 

Klempas, Radola, Pyrit, Recek, Slowik, Konieczny, Mazur, Sierzant, Golab, Welc, et tant d’autres encore...

Afin que le message passe mieux, on rappellera que tous les Français ne s’appellent pas Martin, Bernard, Dupont ou Moreau.

Les patronymes les plus répandus en Pologne sont Nowak, Kowalski, Wisniewski. 

Ce n’est pas un hasard si l’on retrouve ces noms à Couëron.

 

Des noms dans les rues

« Rue de Pologne », « rue Jean Niescierewicz »... Finalement, l’empreinte polonaise n’a pas tant marqué la toponymie locale. Il est vrai qu’aucun Polonais, de souche ou de descendance, n’a laissé une empreinte forte dans l’histoire de la ville : pas d’élu municipal (pendant longtemps, les immigrés non naturalisés n’ont eu le droit de participer à la vie électorale de la cité), pas de sportif de renom (comme le footballeur Raymond Kopazewski, né dans le Pas-de-Calais, ou le cycliste Jean Stablinski, natif du Nord), pas de vedette de variétés. Mais nom de rue ou pas, on savait bien où situer « La petite Pologne ».

 

Des fortes têtes, ces Polonais !

Sur les bords de Loire, pas de patronymes polonais très célèbres, mais quelques fortes têtes, que l’on découvre dans les ouvrages du Couëronnais Peter Dontzow « La Citouche, Regard sur la Navale » et « La Navale, Regard sur une cité ». 

Cette Navale est un microcosme cosmopolite (familles polonaises, espagnoles, françaises, bien sûr, mais aussi des immigrés moldaves, des touches kabyles). 

Peter Dontzow, (lui-même d’origine moldave), livre dans ces lignes le portrait de quelques « Polaks » : Janek, dit « Tête de parpaing », Wadjou (comprendre Wladzu) Smolinski, « Smo », « un Polonais à la tête dure », footballeur prometteur qui a signé au FC Nantes puis au Stade français, sélectionné en équipe de France militaire, un joueur au jeu de tête formidable. Sans oublier Tadek, dit « La Tom », « un roc indestructible », joueur de l’Etoile sportive couëronnaise, victime d’un très grave accident de la route qui le condamnera à une invalidité dont il s’est miraculeusement remis. Mais une récidive routière lui sera, cette fois, fatale.

Le chapitre qui lui est consacré s’intitule ‘Le trompe-la-mort ». Son souvenir est resté dans la cité.