Les logements à Couëron, Indre et Saint-Herblain

La liste des logements occupés par les polonais

L’Hôtel des célibataires

La cité du Bossis

La cité Bessoneau

La cité Navale

La Chabossière

Les Maisons moulées à Basse-Indre

Le bâtiment des célibataires à Basse-Indre

Les fermes et lieux dits à Saint-Herblain comme Les Pellières et les Bouillons

 

Les logements

Qui dit Polonais de Couëron pense évidemment à la Cité du Bossis. Mais il ne faut pas oublier la Cité Navale surnommée par la suite   « La Citouche », en contrebas, où seront logées bon nombre de familles polonaises (et aussi espagnoles, entre autres) aux côtés de familles françaises.

A Basse-Indre, les Maisons moulées construites en 1916 permettent d’accueillir les ouvriers polonais de même qu'à proximité, un bâtiment réservé aux célibataires.

Les ouvriers polonais ont trouvé à être logés à Couëron car la commune d’Indre au territoire exigu, parcourue d’emprises industrielles et de zones inondables, dispose de peu de possibilités pour construire des logements. 

D’autres Polonais ont pu trouver à se loger dans des communes voisines comme dans des hameaux  aux Pellières ou aux Bouillons à Saint-Herblain par exemple. La proximité avec l’usine était indispensable à une époque où les moyens de locomotion reposaient sur les déplacements à pied ou à bicyclette.

 

La cité Bessonneau, des maisonnettes en bois pour les ouvriers

Les Maisons Nantaises furent construites en 1920 par les établissements Bessonneau. Couëron en a accueilli 100. Louis Le Bail, ancien instituteur à Couëron, s’était investi dans l’histoire de ce quartier populaire.

Il en avait décrit les conditions de vie : confort rudimentaire, isolation déficiente « Quand il faisait zéro dehors, il faisait zéro dedans ».

La promiscuité était évidente, mais convivialité, solidarité et échanges autour des jardinets rendaient la vie plus supportable.

 

Le Bossis, la Petite Pologne !

La cité du Bossis a été construite dans les années 1930 par J.J Carnaud Basse-Indre pour y loger les ouvriers étrangers. Elle offre 288 logements (une quarantaine de bâtiments).

Les logements sont loués à prix accessible. L’entreprise fournit électricité, poêle, cuisinière, lit et couverture, moyennant une retenue sur salaire. 

Bien que les logements soient petits pour de grandes familles, sans eau courante, ni sanitaires, ces logements représentent vraisemblablement un confort appréciable pour les familles comparativement à ce qu’elles avaient connu en Pologne.

Les potagers, souvent fleuris, jouxtant les maisons d’habitation, permettaient aux familles de cultiver légumes comme choux, cornichons, betterave, pommes de terre. Certaines familles pratiquaient l’élevage de poules, lapins, oies et même de chèvres. Cette activité vivrière permettait d’améliorer l’ordinaire.