Clins d’oeil…
Que restera-t-il des traces des polonais ?
La mémoire endormie…
Des faits se sont évaporés, des souvenirs se sont perdus...
Qui saurait en dire plus sur les commerces polonais de Couëron, les bals et les bagarres (à coup de couteaux, parfois?) qui s’en suivaient, les cafés tenus par des Polonais avec sans aucun doute des Polonais comme premiers clients, des animations et des fêtes qui ont pu se mettre en place avant même la création de la paroisse ?
Qui, encore, saurait rapporter les faits et gestes de la vie quotidienne dans ces foyers d’immigrés ?
Au fil du temps, que subsistera-t-il des traces de cette présence ouvrière ?
Des noms..., polonais à tout jamais. Mais encore...
« ... Vous avez dit « Polak » ?
« Polak », pour « Polonais »... Mais, au fait, est-il besoin de traduire ?
« Polak », un nom qui claque, à la tonalité sympathique (le plus souvent), ironique (parfois), sarcastique (en recherchant bien).
« Sacrés Polaks !», « Ah ! Ces Polaks ! » « Une vraie tête de Polak ».
Ce mot trait d’union entre deux langues est entré dans le dictionnaire français en usage à Couëron, Indre, dans la région nantaise et bien sûr dans toute la France. Expression d’une certaine connivence, passerelle entre deux langues aussi compliquées l’une que l’autre. Pas peu fiers en effet les Français ravis de pouvoir s’écrier « Bonjour » en polonais : « Dzien dobry ! ».
Les cigognes, de la Pologne à Couëron
La migration des hommes, la migration des oiseaux... Comme une coïncidence, le Marais Audubon abrite depuis les années 1990 des plateformes offertes à la reproduction des cigognes. L’échassier est familier en Pologne, le « bocian », au plumage blanc et au bec rouge, couleurs de la Pologne, appartient au paysage rural des prairies qui s’étalent le long de la Vistule, on le retrouve ailleurs aussi, et c’est aussi en bordure du grand fleuve qu’est la Loire qu’il vient faire halte et se reproduire. C’est le hasard qui l’a voulu, porté par un coup de vent malicieux.
Un clin d’œil de l’histoire locale.